L'épineuse question de l'argent dans le couple
Que celle qui n’a jamais grincé des dents face à une situation ou une discussion liée à l’argent avec son ou sa partenaire me jette la première pierre. Voici la solution pour que ça n’arrive plus.
Je viens de refermer le livre “Ils vécurent heureux… et prirent un compte commun” de Marie-Lahya Simon, qui orchestre avec brio le compte insta @a.parts.egales. Et je peux vous dire que c’est un MUST-READ absolu, les meufs (et aussi les mecs qui vivent avec vous).
Il sort tout juste en librairie, mais, privilège de journaliste, je l’ai reçu en avant-première (et dédicacé !).
Pourquoi il est indispensable de parler pépettes quand on s’aime
Ce bouquin, je l’attendais avec impatience depuis mes échanges avec Marie-Lahya. Pourquoi ? Son sous-titre : “Le guide pour gérer ses finances en couple sans (trop) se faire avoir”. Flashback sur ma propre existence : n’en déplaise à mes 8 ans de carrière en finance, je ne fais absolument pas exception à la règle. Je suis même un cas d’école. Après 10 ans de mariage, un divorce et plusieurs relations longues, je suis toujours ressortie le portefeuille bien allégée de mes couples.
Mais revenons à Marie-Lahya et son livre. Elle et moi, on se rencontre (virtuellement) alors que je prépare un dossier “argent” pour Cosmo. Une question me taraude : comment rendre passionnant ce sujet essentiel qu’on a pourtant encore tant de mal à appréhender en tant que femme ? Et pour quelle raison étrange l’argent est encore un sujet méga tabou pour les femmes ? Comme si c’était sale, dangereux, superficiel, voire peu intéressant. En cause en vrac : la peur de passer pour vénale, l’éducation genrée, le patriarcat, la société, le modèle parental et toussa.
Et c’est un énorme problème pour arriver un jour peut-être à une société qui considérerait que les hommes et les femmes ont la même valeur : car l’argent, c’est le pouvoir. Qui détient les cordons de la bourse, décide. Il suffit de regarder autour de vous, c’est comme ça partout : avec son boss, avec ses darons, et avec son mec.
Note : c’est valable pour tous les couples, homo ou hétéro, mais il y a un biais particulièrement déséquilibré pour les femmes en couple hétéro.
4 filles à suivre pour prendre en main sa thune
Brefffff… je cherche de l’inspi pour mon papier Cosmo, et perdue dans l’un de mes trop nombreux scrolls infinis sur Insta, je découvre plusieurs nanas qui me donnent grave envie de commencer à m’intéresser à la question de la thune. Si vous n’avez pas acheté Cosmo ce mois-ci (c’est mal), je vous repartage ici le fruit de mes recherches :
Pour toutes vos questions “immobilier”, c’est Saskia Fiszel, qui a co-fondé Virgil, qui aide les jeunes actifs à acheter leur premier appart, et Spoune, la newsletter associée qui nous rend plus intelligents financièrement.
Si vous préférez commencer par renégocier votre salaire, la boss, c’est Insaff El Hassini, de “Ma juste valeur”.
Entrepreneuses, tournez-vous vers Charlène Darmon, de @jaimelacompta pour tous vos sujets strat / fisca / compta / gestion d’entreprise.
Et enfin, le thème pourtant indispensable que je n’avais pas vu venir : la finance dans le couple. Et là-dessus, c’est Marie-Lahya qui masterise le game.
Comment “À Parts Égales” met le doigt sur un sujet clé
Pour la petite histoire très résumée de Marie-Lahya : quand elle rencontre celui qui deviendra le père de ses enfants, ils gagnent tous deux plutôt bien leur vie, mais avec une très grande différence de revenus, une façon opposée de gérer (l’une dépense et épargne un peu quand l’autre investit) et pas du tout le même rapport au patrimoine. Après moultes tentatives d’équilibrer le bousin, il n’y a à peu près rien qui fonctionne : ni le prorata, ni le 50/50 (et encore moins l’appel à un ami, mon cher Jean-Pierre). Jusqu’à l’illlumination, et la naissance de la méthode “À parts égales” qui va leur permettre de gérer l’argent de manière vraiment équitable entre eux.
L’idée de départ est simple : on s’aime, donc on veut que chacun dans le couple s’enrichisse à égalité pendant notre relation. Pour y arriver, on fait 50/50 sur le RESTE À VIVRE. C’est-à-dire qu’une fois les charges du couple déduites, il doit rester exactement la même somme dans la poche des deux amoureux.
Bon sang mais c’est bien sûr, comment n’y a-t-on pas pensé avant ?
À ce stade, il faut rendre à César ce qui est à César : j’ai parlé d’illumination, mais derrière la méthode “À parts égales”, il y a en réalité une très grande expertise. Là où nous autres avons baissé les bras et accepté de se faire gentiment plumer en changeant les couches du petit dernier, Marie-Lahya, elle, s’est mise au travail. Après ses journées bien remplies par son vrai métier (architecte), elle remonte ses manches et se plonge dans des mois de travaux de recherche. Pendant 3 ans, elle dévore tous les bouquins sur le sujet, interroge des notaires, des avocats, met 6 mois à ajouter des petites astérisques à son contrat de mariage, et en ressort avec une méthode, et un vrai coup de pied dans la fourmilière de l’égalité hommes-femmes. Car ce sujet est éminemment politique, of course.
Ce que j’en retiens ?
Non, s’aimer tendrement ne suffit JAMAIS. On n’arrive pas dans le couple avec le même bagage, et si tant est que notre relation dure, alors la vie est faite d’aléas plus ou moins complexes qui font que tôt ou tard, les revenus se déséquilibrent en défaveur de l’un ou de l’autre.
Le sujet de l’argent va toujours de pair avec celui du temps. La charge mentale, les tâches domestiques etc… Tout ça doit être aussi équilibré qu’une posture de yoga bien réalisée si on veut que ça fonctionne. Et au bout du compte, il doit rester à chacun la même quantité de temps libre.
Oui, aborder le sujet à deux est moins simple que de ne pas en parler. Ça demande de trouver les moments (car il en faut forcément plusieurs) et de venir gratter là où ça pique pour prévoir l’avenir. Mais parler d’argent ouvre bien souvent la voie à parler d’intimité. C’est comme ça qu’on se projette, qu’on s’imagine dans notre vie future. Oui, on peut se prendre des bâches à vouloir mettre les pieds dans le plat de fric, mais Marie-Lahya a pensé à lister les meilleures punchlines pour y répondre.
Enfin, moi qui pensais avoir à peu près saisi les clés de la méthode À parts égales après avoir interviewé Marie-Lahya pour Cosmo, je me suis aperçu que le livre était indispensable pour vraiment passer à la mise en oeuvre. Franchement, si on ne peut jamais être complètement exhaustif, je suis sûre que vous trouverez aisément comment l’appliquer pour votre cas perso.
Voilà, je pourrais en parler des heures mais inutile de vous spoiler plus. Si vous m’avez lu jusqu’à cette ligne, c’est sûrement que le sujet vous titille.
Je vous souhaite de faire fructifier votre couple, dans l’amour et les pépettes !
Retrouvez Marie-Lahya sur À Parts Égales - la Newsletter et dans son podcast éponyme (oui j’aime trop ce mot).
PS : ma partie pref du bouquin c’est “Les 60 questions pour tout comprendre de votre rapport à l’argent“
PS2 : je ne touche absolument aucun argent ni intérêts pour écrire cet article (d’ailleurs l’auteure du livre n’est même pas au courant que je suis en train de le rédiger). J’ai juste envie qu’on ait toutes l’info pour mieux vivre la suite de nos relations.




Pour moi, c'est cette qui question qui a, en partie, fait s'achever la relation avec le père de mes enfants; ce sujet à toujours été très tabou et nous faisions le 50/50 mais pour le compte commun. À ce moment là, je ne me suis jamais sentie flouée car ayant 8 ans de plus que lui, nos revenus étaient assez similaires au début (enfin, je pense...) Après l'arrivée de mes 2 filles et un changement d'emploi compliqué, je décide de prendre une année en disponibilité pour reprendre mon souffle, avec son accord. Il en profite pour changer d'employeur et de secteur géographique (visite médicale) ce qui entraîne un déménagement et donc je dois repousser ma réintégration au sein de l'administration qui m'employait. Un an de plus sans travailler, rien de grave, j'me disais...
Mais c'est cette année-là qui a été cruciale et qui a scellé notre séparation. Sans revenus, depuis plus d'un an, petit à petit et sans m'en rendre compte, je me suis éteinte et suis devenue une employée de maison, dans le but de légitimer ma non participation aux dépenses familiales. Quelques temps avant de m'annoncer qu'il me quittait, il m'avait alertée sur le fait que j'avais changé, qu'il ne reconnaissait pas la personne qu'il aimait... Ai je entendu ? Non. Voilà comment l'argent a eu une responsabilité dans l'histoire de mon couple.